Friedrich von Schiller

Avec la célébration des 250 ans de la naissance de Beethoven, Friedrich von Schiller arrive aussi au premier plan avec son poème “Ode an die Freude”, écrit en 1785, qui a donné l’inspiration pour la 9ème symphonie.

Il faut savoir que Schiller avait appris, en 1798, que depuis six ans, la Révolution française lui avait accordé la citoyenneté française, à la suite de ses nombreux écrits contre les tyrans.

 

Beethoven admirait Schiller et Goethe.

On ne sait pas si Beethoven a rencontré Schiller.  En revanche, il a bien rencontré Goethe mais leur relation a été des plus tendues.  

 

 

Les deux grands écrivains germaniques ont vécu à Weimar et une statue les représentant ensemble, se trouve sur la grand place de cette ville.

O Freunde, nicht diese Töne!
Sondern laßt uns angenehmere anstimmen
und freudenvollere.
Freude, schöner Götterfunken
Tochter aus Elysium,
Wir betreten feuertrunken,
Himmlische, dein Heiligtum!
Deine Zauber binden wieder
Was die Mode streng geteilt;
Alle Menschen werden Brüder
Wo dein sanfter Flügel weilt.
Wem der große Wurf gelungen,
Eines Freundes Freund zu sein;
Wer ein holdes Weib errungen,
Mische seinen Jubel ein!
Ja, wer auch nur eine Seele
Sein nennt auf dem Erdenrund!
Und wer’s nie gekonnt, der stehle
Weinend sich aus diesem Bund!
Freude trinken alle Wesen
An den Brüsten der Natur;
Alle Guten, alle Bösen
Folgen ihrer Rosenspur.
Küsse gab sie uns und Reben,
Einen Freund, geprüft im Tod;
Wollust ward dem Wurm gegeben,
und der Cherub steht vor Gott.
Froh, wie seine Sonnen fliegen
Durch des Himmels prächt’gen Plan,
Laufet, Brüder, eure Bahn,
Freudig, wie ein Held zum Siegen.
Seid umschlungen, Millionen!
Diesen Kuß der ganzen Welt!
Brüder, über’m Sternenzelt
Muß ein lieber Vater wohnen.
Ihr stürzt nieder, Millionen?
Ahnest du den Schöpfer, Welt?
Such’ ihn über’m Sternenzelt!
Über Sternen muß er wohnen.
Ô amis, pas de ces accents !
Laissez-nous en entonner de plus agréables,
Et de plus joyeux !
Joie, belle étincelle divine,
Fille de l’assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
ô céleste, ton sanctuaire !
Tes charmes assemblent
Ce que, sévèrement, les coutumes divisent ;
Tous les humains deviennent frères,
lorsque se déploie ton aile douce.
Celui qui, d’un coup de maître, a réussi
D’être l’ami d’un ami;
Qui a fait sienne une femme accorte,
Qu’il mêle son allégresse à la nôtre !
Même celui qui n’a qu’une âme
qui lui appartient sur la terre entière !
Quant à qui ne le trouverait
pas, qu’il quitte cette union en larmes !
Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature ;
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent sa trace parsemée de roses.
Elle nous a donné des baisers et la vigne ;
Un ami, éprouvé par la mort ;
La volupté fut donnée au vermisseau,
Et le Chérubin se tient devant Dieu.
Joyeux, comme ses soleils volant
À travers le somptueux dessein du ciel,
Hâtez-vous, frères, sur votre route,
Joyeux comme un héros vers la victoire.
Soyez enlacés, millions.
Ce baiser au monde entier !
Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée
Doit habiter un père bien-aimé.
Vous vous effondrez, millions ?
Monde, as-tu pressenti le Créateur ?
Cherche-le par-delà le firmament !
C’est au-dessus des étoiles qu’il doit habiter.

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